The Staggering Sword : La Renaissance

Le retour de l'épée élémentale de la foudre !
 
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Mot aux membres : : Pressez-vous de rire de tout de peur d'être obliger d'en pleurer.
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MessageSujet: sauvegarde de fichier   Ven 22 Fév - 4:35

SAEVA
ET LACRIMA





Première partie






Chaste nuit







Je m’appelle Saeva. Grande, brune, les yeux marrons
ambre, je fais un bon 85C et j’aime bien tout. C’était la même rengaine que je
servais aux armées d’Onans qui m’appelaient tous les soirs. J’étais une bonne
ouvrière, je faisais du cinq à l’heure, trois quand j’allais sur le terrain. Mais
j’arrivais pas à supporter les patrons. Dans ces cas là, on se syndique, mais
on a des tas de problèmes après. De toute façon, il y a pas trop de syndicats
dans le métier. Alors je les ai lâchés. J’ai même pensé à une petite lettre de
démission, charmante : « Allez tous vous faire foutre bande d’enc… »
j’ai cliqué trop vite, mais ça leur aurait fait plaisir que je prenne du temps
pour eux. J’ai supprimé mon compte, mon adresse, j’ai changé de numéro, et je
me suis laissé pousser les cheveux. On reconnaît une fille si elle s’est coupée
les cheveux, mais si elle les laisse pousser, ils n’y voient que du feu. De
toute façon, les ouvrières se ressemblent toutes. L’usine continuera à tourner
sans moi, on manque pas de matières premières et on délocalise pas. On a fait
pas mal de bénéfice récemment, mais comme partout, il y a un peu de
détournement. Enfin, je m’en foutais que les patrons s’en mettent plein les
poches, j’étais mieux payée que la caissière du coin, j’avais le petit appart
tranquille que mon patron me louait pour bosser et je pouvais payer mes livres
sans l’aide de personne. Mes parents, ils sont repartis au pays, ils s’en
foutaient de moi. Ils me disaient que je finirai bien par les rejoindre vu que
j’ai pas de papiers. J’espère que les patrons vont bien me regretter, j’étais
efficace, ils se faisaient sûrement plein de fric sur mon dos. J’ai fini ma
valise ce matin, j’ai mis deux paires de bottes, quelques fringues, et mes
cinquante livres. Je leur ai laissé les instruments de travail, de toute façon,
ça me fait plus rien. Je m’ennuyais au boulot, vers la fin, je commençais à
croire que Marx avait raison. Le boulot, ça sert juste à profiter des moments
où on y est pas. J’avais un peu abusé sur la fin, c’est les manœuvres politiciennes
qui m’avaient influencée : j’avais vu sur une affiche « travailler
plus pour gagner plus », alors, comme je voulais absolument mon bel
ouvrage illustré sur Rembrandt, bah j’ai bossé plus. Et je l’ai eu mais alors qu’est-ce
qu’il prend comme place dans la valise ! Même en m’asseyant dessus je n’arrivais
pas à la fermer. Je suis trop mince, limite anorexique. Avec ça, je suis
vibrionesque, chiante, vindicative et j’ai une tendance à la procrastination.
Bref, j’aime pas qu’on m’ennuie. J’ai décidé d’aller habiter chez une copine,
c’est en province, pas très loin. Elle m’a envoyé un mail qui disait qu’elle
avait besoin de compagnie. Une telle ostentation de solitude méritait bien
qu’on y fasse honneur ! Elle m’a renvoyé un courriel pour me dire qu’elle
organisait une fête chez elle pour mon arrivée. Du moment que sa maison n’est
pas pleine de vieux mecs empourprés d’une griserie chronique ou de petits cons
du deuxième âge qui ne jurent que par leur baggy et son contenu, tout va bien. J’arrivai
à la gare Saint Lazare avec un peu d’avance, pour une fois, je ne regardai
personne, même pour leur cracher mon venin. J’étais trop occupée à me demander
ce que j’allais pouvoir faire une fois là bas, ça m’embête quand même de
squatter chez Elsa et à ce que j’ai compris, elle aurait préféré un fou qu’une
folle. Je ne serai pas trop difficile à vivre, il n’y qu’un truc que je ne
supporte pas, c’est qu’on touche à mes livres, ou pire, qu’on les insulte. Une
fois, un mec s’est moqué de mon Balzac préféré, La Peau de chagrin, je
l’ai foutu dehors. Les patrons pouvaient m’engueuler comme ils voulaient, les
livres, c’est sacré.

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MessageSujet: Re: sauvegarde de fichier   Ven 22 Fév - 4:36

La gare était bondée, au dessus des têtes et des
chapeaux, les allées et venues des pigeons lui donnaient l’aspect d’une volière
humaine que les oiseaux silencieux visitaient. Ces derniers ne manquaient pas
de dévorer les miettes que la faune pressée et distraite laissait tomber alors
qu’elle courait vers un autre point de cette gigantesque serre froide. Je
sentais une impression de sérénité, c’était comme se plonger dans un roman qui
aurait traité d’ornithologie. J’observais les piverts de la finance avec leur
ordinateur sur l’épaule, les perruches bourgeoises qui battaient des ailes pour
attraper leur train, les inséparables mignons qui se perdaient dans
d’éternelles parades devant la marche de la voiture dont le départ était
imminent, les jeunes faucons à la mine morose qui fixaient sans arrêt leur
montre, les petits rouge-gorge qui somnolaient dans leur poussette, les
alouettes impatientes qui vibrionnaient entre les voies. Le tout se perdait en
piaillements parfois interrompus par la voie déshumanisée qui retentissait
toutes les cinq minutes pour annoncer quelque retard, accident, changement de
programme, mouvement social prochain et dont les annonces ne recueillaient même
pas un soupir des volatiles qui estimaient avoir eu assez de prises de bec. La
voie n’était toujours pas affichée et je commençais à m’échauffer. Je deviens
très irritable dans les foules. Cependant j’étais bien contente de me faire
voir le moins possible des agents de sécurité qui arpentaient sans cesse la
gare. Qu’a-t-on besoin de ces corbeaux là ? S’il y avait un attentat, je
voudrais bien les voir, ces trois pauvres oiseaux, essayer de sauver les
victimes avec leur mitraillette. Ils ne sont là que pour faire peur. Ce sont
des vitrines sur pattes, des mensonges en uniforme, l’ultime hypocrisie du
Léviathan qui se couche devant le Béhémoth. Distrayant mon regard des oiseaux de
mauvais augure, une petite oiselle passa trop près de moi et je me cognai à
elle. Elle baissa la tête en frottant son aile douloureuse.


« Pardon… dit-elle, toute penaude. J’obéis à
mon mouvement naturel :


-
Tu
ne peux pas regarder où tu vas ? répondis-je.


-
Excusez-moi,
je voulais composter et il y avait du monde sur le côté…


-
Ouais
d’accord…


-
Vous
savez où est la voie 27 ? me demanda t-elle.


-
Tout
au bout, près de l’espèce de librairie.


-
Merci,
merci beaucoup ! Ils mettent toujours les trains de Rouen là-bas ? »



Elle prenait le même train que moi. Je lui répondis
que ça arrivait parfois et lui proposait de l’accompagner voie 27, qu’elle
n’avait pas l’air de connaître la gare. Quoique étonnée qu’une personne qui ne la
connaît pas se soucie d’elle. Ça lui paraissait assez étrange dans la toile
urbaine sèche du chacun pour soi.


Les foules qui se pressaient sur les quais
ressemblaient à une manifestation boulangiste, les bourgeois et les ouvriers se
précipitaient vers leurs voitures à peine ségrégées. Tous étaient égaux devant
ce maître implacable qu’on appelle le temps. Les agents, non contents d’avoir
annoncé la voie au dernier moment, souriaient en voyant passer ces usagers qui
les prenaient pour des preneurs d’otages, au fond, je pense qu’ils ne les
détestaient pas. La société est ainsi faite que chaque classe sociale tente
d’éviter celle qui lui est inférieure. Pour le coup, je n’avais personne à
éviter, mes revenus se résumaient à présent à un seul chiffre. La fille de tout
à l’heure me suivait toujours et semblait vouloir faire le trajet en ma
compagnie. Je n’avais rien contre cela. Quelqu’un qui vous remarque, ça
n’arrive pas tous les jours. Pourquoi a-t-on toujours l’impression de briser le
contrat social quand on parle à un inconnu ? Je montais dans la dernière
voiture au bout du quai alors qu’on annonçait le départ. La fille était
toujours derrière moi, j’avais entendu ses pas qui me suivaient pendant la
traversée du quai. Elle y tenait vraiment. Je me retournai, elle manqua de me
cogner à nouveau.


« Eh bien, on dirait que tu ne veux pas me
quitter, dis-je avec un ton aussi glamour que les mots plats que je venais
d’employer.


-
Si
ça ne vous dérange pas… j’aime bien parler dans le train. Et puis j’arrive les
mains dans les poches.


-
Pas
de problème. Ecoute, on va se trouver un compartiment tranquille. »


Je n’eus pas à chercher longtemps. La toute dernière
cabine du train était occupée par un vieux monsieur qui semblait déjà
profondément endormi. Sans même se consulter du regard, on s’installa dans ce
compartiment. Le train démarrait. Comme la jeune fille ne disait rien, je
tentai un mouvement social :


« On dirait que le train se met en branle… »


Je pensais l’amuser avec cet archaïsme assorti d’un
jeu de mot vulgaire et inutile qui fait le charme des conversations entre la
plupart des « jeunes ». Elle ne répondit rien et continuait de
baisser la tête, elle m’avait pourtant dit qu’elle voulait parler. Je ne devais
pas paraître très engageante. Il paraît que je suis très difficile à aborder. Pourtant,
le boulot, ça devait m’aider. Elle sortit son portable et commença à le
tripoter comme une fille qui veut faire remarquer qu’elle s’ennuie. J’avais
l’impression que ça faisait une éternité que je n’avais pas posé les yeux sur
une fille respectable. Comme elle ne disait toujours rien, j’en profitais pour
l’observer. Affalée dans sur son siège, les jambes allongées, si bien qu’elle
semblait indolente, mon oiselle avait le look de la lycéenne en fin de cycle,
dix-huit ans, ou pas loin et elle avait bien deux têtes de moins que moi. Un
mètre soixante, je dirais. Une petite lycéenne brune aux reflets roux. Sa
poitrine honorable se moulait dans un de ces hauts si colorés qu’ils en donnent
la nausée, et sous sa ceinture flashy elle avait l’air un peu potelée, son
haut, un peu trop petit pour elle, laissait voir une petite poignée d’amour qui
ne lui seyait pas mal. Ses cuisses étaient recouvertes d’un jean clair,
légèrement blanchâtre, qui oscillait entre le baggy et le jean classique. Elle
portait des baskets lacées de manière désordonnée, parfois un des lacets
pendaient dans le vide. Ça me perturbait. Je préfère quand tout est impeccable
dans ma tenue, du moins quand je ne suis pas en service. Autre chose : je
déteste qu’on froisse mes vêtements.


Voyant qu’elle ne disait toujours rien, je repris mon
air renfrogné habituel et tournai mon regard du côté du vieil homme endormi, ce
campagnard ridé dormait sous son béret, il n’avait pas bougé d’un pouce. Cependant,
tandis que j’observais le paysage monotone, la timidité, la réserve que mon air
appelait se dissipa ; et elle osa poser la première question, la plus
essentielle de toute : « Vous avez quel âge ? », sa voix
inopinée me fit sursauter en m’ôtant brusquement de ma rêverie.


« Vingt-cinq, répondis-je, toujours l’air un peu
bougon. Ça m’énervait qu’elle me dise « vous » parce que personne ne
m’avait jamais vouvoyée et que j’ai horreur qu’on bouscule mes habitudes.
J’ajoutais donc : “Dis-moi « tu », sinon je vais me sentir
vieille.” Mon petit sourire l’encouragea, ce n’était pas une mince affaire de
briser le contrat social. Elle poursuivit donc :


-
Dans
quoi tu travailles ? »


Je la sentais venir, celle-là, j’avais espéré l’état
civil mais j’avais oublié à quel point les ados aiment se parler de leurs
études, ils aiment d’autant plus ça quand il ont l’occasion de parler à des
étudiants ou à des gens qui sont déjà sur le marché du travail. Ce sont des
angoissés de l’avenir. Pour me dépêtrer de la question, je répondis :


« Assistance à la personne.


-
C’est
formidable ! s’exclama t-elle.


Je baissais les yeux, moitié de honte, moitié d’hilarité ;
au fond, mon métier ne m’avait pas déplu jusqu’à lors, mais je n’osais
évidemment pas l’affirmer, il y a des choses qui ne se font pas avec des
professions aussi illustres et anciennes. Heureusement, elle n’insista pas et
se mit à parler d’elle.


-
Moi,
j’ai 18 ans et je suis en Terminale littéraire, je suis dans un lycée pas très
loin de Rosny. Tu connais ?


-
Pas
vraiment, c’est la première fois que je vais là-bas.


-
Et…
sans indiscrétion, c’est pour voir qui ?


-
Une
copine qui habite entre Rosny et Vernon.


-
Mon
lycée est à Vernon, justement ! Et tu comptes rester longtemps là-bas.


-
Tant
que ça sera nécessaire…


-
Et
tu fais quoi dans la vie ?


-
Je
lis pas mal. Là je viens de finir une pièce, vraiment excellente.


-
Ça
parle de quoi ?


-
De
trois personnes qui se retrouvent en enfer, enfin, dans le purgatoire plutôt. C’est
un homme et deux femmes et ils ne comprennent pas pourquoi on les a mis tous
les trois ensemble. Et puis, petit à petit, ils révèlent les choses qu’ils ont
faits pendant leur vie… c’est délicieux comme pièce.


-
Ça
a l’air sympa, je lis pas trop de Théâtre. Dis-moi, c’est quoi ton roman
préféré ?


-
La
Peau de Chagrin de Balzac.


-
Un
classique, évidemment. Je l’ai lu en seconde.


-
Tu
as bien de la chance…


-
Oh,
c’est pas sûr, quand tu vois ça dans un cadre scolaire… et puis l’enseignement
du Français au lycée est ce qu’il est…


-
Oui,
je comprends. (Je ne comprenais pas du tout, mais je ne voulais pas
interrompre)


-
Alors,
tu es à Paris si j’ai bien compris. Et tu as une copine en Normandie… »


Je passe sur les détails de notre conversation qui a
peu de chances de vous intéresser, assez banale à part que ça tournait beaucoup
autour de la littérature, elle a beau être une « 1ère L »
comme elle dit, elle n’est pas si mauvaise en classe. J’ai eu le droit à ses
résultats du Bac, de mémoire, elle avait eu 16 en Français et 12 en
mathématiques. J’ai réussi une nouvelle pirouette comme elle m’a demandé les
résultats de mon Bac, si j’avais été stressée… j’ai dit que je ne m’en
rappelait plus et j’ai balancé des notes (assez élogieuses, je l’avoue) qui
l’ont beaucoup impressionnée. A la fin de la conversation, j’avais l’horrible
impression d’être devenue une salope sartrienne. J’oubliais : elle a fini
par me dire son nom :


« Je m’appelle Lacrima. Et toi ?


- Saeva, répondis-je.


- C’est joli comme prénom, Saeva… ça fait très
doux, je trouve. »


En latiniste confirmée, je manquais d’exploser de
rire. Puis vint le temps de l’annonce qui nous indiquait que le train arrivait.
Je quittai Lacrima après avoir échangé adresse courriel et numéro de portable
(Il fallait que je pense d’ailleurs à me refaire un compte, mes patrons me
l’avaient sûrement coupé.). J’allais sur la plate-forme en attendant l’arrêt du
train en gare de Rosny-sur-Seine. Un homme était assis à même le sol dans le
petit espace qui séparait les deux portes de la voiture, il semblait souffrir
que personne ne lui prête attention, tant sa mine avait l’air triste et
déconfite. Cet homme noir, petit, trapu, costaud, morose, aux yeux
mélancoliques, approchant la quarantaine, quoique semblant un peu plus jeune,
avec un regard maussade et l’expression d’un enfant à qui on vient de refuser
un bonbon, enveloppé dans un grand manteau sombre, rapiécé et usé, leva la tête
vers moi pour me regarder un instant puis me lança : « La belle
blonde, elle est muette. » et d’un geste, il désigna une grande blonde aux
yeux bleus, immobile comme une statue, dans une pose photogénique, avec ses
écouteurs à fond et un regard inexpressif.


« Peut-être qu’elle n’a pas envie de parler, dis-je.



-
Bah
non, elle a pas envie de parler. T’imagines, une personne qui te parle dans le
train sans te connaître ? Et puis t’imagines une belle blonde comme ça parler
à un noir dans le train ?


-
Je
ne suis pas sûre que c’est ça… répondis-je, un peu gênée.


-
Il
y avait l’autre dame aussi (il désigna une femme noire un peu plus loin sur la
plate-forme) mais elle est d’une ethnie que j’aime pas…


-
Ce
n’est pas grave ça, répliquais-je d’un ton peut-être un peu catégorique.


-
Bah
non mais bon, quand même…Tu penses que j’ai mes chances avec une belle
blonde ? Tu peux la faire parler, toi ?


-
Je
pense qu’elle s’en fiche de moi, elle nous entend même pas parler d’elle. –
L’homme éclata d’un rire gras. –


-
Oui,
c’est sûr… elle s’en fout de tout le monde de toute façon… »


Un phrase de Baudelaire me revint alors que le train
arrivait en gare, curieusement au féminin : « Pour moi, je fus
pris subitement d'une incommensurable rage contre cette magnifique imbécile,
qui me parut concentrer en elle tout l'esprit de la France. »






“”

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